L’établissement public d’aide à l’innovation et au financement des TPE-PME n’a pas le moral : si en 2008 (peut-être moins chez nous qu’ailleurs), le ralentissement de l’activité, tous secteurs confondus, a été flagrant, pour 2009 les prévisions de recul sont d’ores et déjà jugées « historiquement basses ». La demande étrangère ne tirant plus l’activité, seules les entreprises innovantes, notamment de services, devraient escompter une réelle croissance de leur chiffre d’affaires (+7,6% en moyenne l’an dernier).
L’emploi, lui, se montre encore dynamique dans le domaine de l’exportation pure et dure, alors qu’il est programmé à la baisse dans la construction, le commerce de détail et le tourisme… Ce qui n’arrange pas vraiment les affaires locales.
L’enquête, réalisée sur un panel de 1 000 petites et moyennes entreprises, révèle surtout une perte de confiance générale qui pousse à un ralentissement des investissements : tout ce qu’il ne faudrait pas faire… Des investissements qui de plus, sont de plus en plus portés par l’autofinancement, ce qui induit un durcissement des trésoreries qui n’en avaient pas vraiment besoin. Premier touché : le tourisme, qui souffre en tête de ligne de ce fort recul de l’activité anticipé. Une prudence, voire une angoisse, qu’aucun économiste ni politique ne parvient à enrayer, tant la pression monte.
La relance du gouvernement, qui arrive chez nous avant l’encéphalogramme plat, pourrait calmer l’infarctus programmé sans pour autant embellir la mise.
Isabelle AUZIAS
LA TRIBUNE Bulletin Côte d'Azur